Ils ont levé le camp la veille à minuit, pour être remplacés. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés, luttant contre les incendies qui ont brûlé 3.700 hectares autour de Die. Le feu a encore progressé dans la nuit.
Les pompiers se déplacent près des zones à risques d'incendie
Dans le département du Rhône, 360 départs de feu ont été recensés depuis juin. Le double de l'année précédente.
"On est plutôt sur des feux de végétation pour le moment, note le colonel Lionel Chabert, chef des groupements territoriaux. On est dans l'analyse en permanence, c'est pour ça qu'on se déplace en amont près des sites les plus à risques."
Une dizaine de pompiers sont ainsi partis de Saint-Priest pour rejoindre Givors, à proximité des Monts du Lyonnais et du Pilat (Loire).
Des observations quotidiennes, de Météo France, de l'Office National des Forêts (ONF), en passant par un réseau d'agriculteurs très précieux pour les soldats du feu, sont autant d'éléments indispensables pour anticiper au mieux.
Neuf feux sur dix d'origine humaine
"Pour pouvoir être à la hauteur des enjeux, il a fallu former des professionnels, acquérir du matériel... Mais on s'aperçoit que toute cette phase de préparation est mise sous tension en ce moment. Parce que ce qu'on observe est exceptionnel", complète Stéphane Gouezec, le directeur des services d'incendie et de secours du Rhône (SDMIS).
Neuf feux sur dix, qu'ils soient ou non volontaires, sont d'origine humaine.
"J'en appelle à la vigilance de toutes et tous à garder des comportements responsables, insiste Lucas Turgis, sous-préfet. Et j'ajoute un dernier message, à tous les employeurs qui emploient des pompiers volontaires, on leur demande : mettez à disposition les volontaires qui peuvent soulager les équipes engagées."
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