D'après les derniers bilans officiels, on en compte aujourd'hui un millier. Problème : si le loup se nourrit surtout d'animaux sauvages, il peut également s'en prend aux brebis élevées dans la région. Au point de s'attirer les foudres de la profession, qui redoute ses attaques sanglantes.
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"Il faut le marteler, inlassablement : la seule solution qui fonctionne, c'est la protection des troupeaux", insiste Roger Mathieu. Depuis plusieurs années, ce bénévole installé dans la Drôme observe le loup pour France Nature Environnement.
"Il y a cette vision simpliste de dire : d'un côté, les méchants éleveurs qui veulent la peau du loup et de l'autre, les associations qui le protègent Mais c'est faux ! Ce n'est pas la réalité du tout. La majorité des éleveurs font un travail de qualité, très difficile, pour protéger les troupeaux."
La filière ovine fragilisée par des accords de libre-échange ?
L'installation de clôtures spéciales, le financement de chiens de garde, les indemnisations en cas de pertes d'animaux... Tout cela est-il cependant suffisant ?
"Ce ne sera jamais du 100%", reconnait Roger Mathieu, qui déplore l'assouplissement des règles concernant les tirs de défense, jugés inefficaces. Pour lui, de toute façon, le problème est ailleurs.
"Pourquoi la filière ovine est-elle aussi sensible au loup ? Elle traverse aujourd'hui des difficultés économiques considérables. En vingt ans, la consommation d'agneaux et de moutons a été divisée par deux. Et dans le même temps, on a un accord de libre-échange qui est signé par le gouvernement pour importer de la viande ovine venue d'Australie, avec des prix défiant toute concurrence. Et ça, personne n'en parle", conclut Roger Mathieu. "Le loup, ce n'est que l'arbre qui cache la forêt."
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